B) Les empreintes digitales

I.Définitions

La peau des extrémités antérieures et latérales des doigts, de la paume des mains et de la plante des pieds présente de fins plissements formant des sillons et des crêtes papillaires. On désigne par "empreinte digitale" ou "dactylogramme" les dessins, de formes variées, représentés par ces crêtes. Leur rôle est de renforcer le pouvoir aggripant des doigts.
Les empreintes digitales commencent à se former dès la 7e semaine de grossesse, et sont définitivement tracées au sixième mois de la vie intra-utérine.
Elles sont inaltérables et d'une grande diversité. En effet, elles ne subissent aucune modification morphologique au cours de la croissance et ne disparaissent que par putréfaction. De plus, que l'on se brûle, se coupe, que l'on ait des ampoules ou des verrues, les détails papillaires se reconstituent sans cesse à l'identique.
Chaque empreinte présente un grand nombre de caractéristiques qui sont classées en types et sous-types : les principaux motifs sont les arcs, les boucles et les volutes ou tourbillons.

Le caractère quasi-unique d'une empreinte digitale en fait un outil biométrique (l'étude quantitative des êtres vivants) très utilisé pour l'identification des individus en médecine légale et pour la police scientifique.
En effet, la probabilité pour que deux personnes aient la même empreinte digitale est très faible, y compris chez les vrais jumeaux. Ce qui explique pourquoi la dactyloscopie et si souvent utilisée en criminalistique
La dactyloscopie est un procédé d'identification des individus par leurs empreintes digitales. La dactyloscopie est longtemps restée le moyen privilégié d’identification des personnes et reste encore très utilisée.

II.Révéler les empreintes digitales


La sueur s'écoule dans les sillons formant l'empreinte et se mélange aux produits sécrétés par l'épiderme. Quand les doigts s'appliquent sur une surface lisse, ce mélange laisse une trace qui reproduit le dessin des crêtes de la peau. Cette empreinte peut-être apparente (quand elle est visible comme sur une plaque de verre), ou latente (quand elle ne se distingue pas du support, mais qu'elle peut être révélée par un procédé physique ou chimique). Elle peut se conserver des années sur la plupart des supports, si ces derniers ne sont pas altérés par des agents tels que la pluie, l'humidité excessive ou le frottement avec d'autres objets.

La révélation des empreintes digitales invisibles à l'oeil nu peut faire appel à plusieurs méthodes, dont la plus ancienne consiste à déposer une poudre très fine (céruse, alumine, oxyde de cuivre, poudre magnétique, ect) à l'endroit présumé de la trace à l'aide, le plus souvent, d'un pinceau. Cette poudre se fixe préférentiellement sur les restes de sébum et de transpiration laissés par les doigts sur le support, ce qui reproduit plus ou moins complètement l'empreinte digitale. La poudre est choisie en fonction de la nature, de la texture et de la couleur du fond.
Presque tous les supports peuvent être analysés par ce moyen. Cependant, le papier et les tissus ont longtemps posé problème. Sur de tels supports, la révélation d'empreintes latentes peut être effectuées à l'aide de la technique de métallisation sous vide, qui consiste en la vaporisation de métaux (poudre de zinc, de cuivre, de cadium, d'or ) dans une enceinte sous vide. Les vapeurs métalliques vont se fixer sur les marques laissées par les doigts et rendre visible le dactylogramme. Ce procédé est coûteux et donc rarement utilisé.
Plus récemment, l'utilisation du Crimescope ou du Polilight est proposée. Après obscurcissement de la pièce, ils émettent des faisceaux lumineux de différentes longueurs d'ondes. Le rayonnement laser provoque la luminescence de l'empreinte digitale, mais aussi celle de nombreux résidus biologiques, ce qui permet ainsi de les mettre en évidence.

Les éléments qui permettent de différencier deux empreintes digitales sont les minuties. Une minutie est un point qui se situe sur le changement de continuité des lignes papillaires.
Le système de vérification d'identité est basé sur la comparaison de deux ensembles de minuties, correspondants respectivement à deux doigts à comparer.
Pour déterminer si deux ensembles de minuties extraits de deux images correspondent à des empreintes du même doigt, il est nécessaire d'adopter un système de comparaison qui soit insensible à d'éventuelles translations, rotations et déformations qui affectent systématiquement les empreintes digitales. A partir de deux ensembles de minuties extraites, le système est capable de donner un indice de similitude ou de correspondance qui vaut :
- 0 % si les empreintes sont totalement différentes.
- 100 % si les empreintes viennent de la même image

 

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site